Interview de Jordan Camarero

Publié le 05.03.2021

Retrouvez l'interview de l'ailier droit, Jordan Camarero, arrivé cette saison au sein du collectif breton. 

Peux-tu te présenter et parler de ton parcours ?

J’ai commencé le handball dans mon village natal à Gan, situé en dessous de Pau. Tous mes copains de maternelle se sont mis au handball alors je les ai suivis. J’ai fait une pause durant un an pour faire du rugby puisque mon père était rugbyman et j’avais envie de tester ce sport. J’ai toutefois toujours baigné dans le hand même si j’exerçais certains sports à côté comme la natation et le tennis. Je suis parti en sport étude à Talence avant d’effectuer six ans à Nantes et quatre ans à Aix ; puis j’ai rejoint Cesson cet été. Comme tous les enfants qui font du sport, je voulais évoluer au plus haut niveau ; toutefois, lors de mon arrivée en sport étude, je me suis dit que ça devenait compliqué d’y arriver. Il se trouve que cela a plutôt bien marché pour moi puisque j’ai eu la chance de devenir professionnel.

Vous avez joué environ 50% des matchs cette saison, peux-tu nous décrire l’ambiance qui règne dans le vestiaire ?

Entre nous l’ambiance est très bonne. Comme dans toutes les équipes, on n’hésite pas à se chambrer. On a la chance d’avoir un groupe très homogène où au bout d’un mois je me sentais comme une personne présente depuis deux, trois saisons. C’est une équipe qui possède des joueurs avec les mêmes valeurs et le même état d’esprit, ce qui crée une alchimie et une ambiance superbe dans le vestiaire.

À 28 ans, tu possèdes une expérience solide, notamment en Lidl Starligue, qu’apportes-tu au groupe ?

Tout d’abord, dans le vestiaire j’essaie d’apporter de la bonne humeur, de la joie et des sourires. Je suis un bon vivant qui aime bien rigoler. Je n’hésite pas à raconter quelques blagues pour détendre l’atmosphère. Concernant le terrain j’essaie d’apporter ma pierre à l’édifice puisque ça fait désormais quelques années que je joue en première division. Par contre, je ne suis pas quelqu’un d’imposant par la parole dans le vestiaire lorsqu’il s’agit de parler tactique, de la façon de jouer.

Peux-tu nous détailler les objectifs pour la fin de saison ?

L’objectif reste le maintien. On a envie de sortir de la situation délicate que l’on traverse en ce moment. Ça fait quelques matchs que nous n’avons pas pris de point. On se situe à trois longueurs du premier relégable et on veut remettre la machine en route pour satisfaire l’objectif du club, des joueurs, du staff, des supporters. D’un point de vue plus personnel, je veux gagner du temps de jeu. J’aimerais apporter plus que ce que j’ai pu faire jusqu’à présent. Cela passera par les entraînements où je dois montrer au coach qu’il peut compter sur moi.

Comment vis-tu cette saison si particulière, avec l’absence des supporters notamment ? Cela influence-t-il les matchs ?

Quand tu es sportif, ce qui te fait vibrer c’est de jouer dans des salles pleines. L’absence de supporters était choquante au début mais on finit malheureusement par s’y habituer. C’est difficile de jouer dans une salle vide, c’est toujours plaisant d’avoir un 8ème homme qui te pousse, sentir qu’il y a de l’ambiance. Le public joue un rôle à part entière dans un match, il peut par exemple t’aider à passer un temps faible. De plus, cela peut impacter sur certains résultats et fausser les championnats. On assiste à des matchs incompréhensibles qui n’auraient pas eu la même finalité avec du public. Certaines équipes sont très fortes à domicile grâce à  cet appui. Quand on arrive dans une salle de 6 000 personnes qui est vide, le côté impressionnant disparaît et il y a moins de pression pour les visiteurs. J’espère que la situation va vite s’arranger pour rencontrer les supporters Cessonnais. On continue de travailler et on espère leur faire plaisir dès leur retour. On a envie de les récompenser d’avoir attendu aussi longtemps pour venir nous voir.