INTERVIEW DE MICKAËL ROBIN

Publié le 06.06.2014

Le nouveau portier cessonnais, Mickaël Robin, s'est livré lors de son passage a Cesson. Il est revenu sur son expérience à Barcelone et a évoqué ses ambitions avec le Cesson Rennes Métropole HB.

Qu’est-ce qui a motivé ton choix pour rejoindre Cesson ?
Le club a suscité beaucoup d’intérêt pour me faire venir et j’aime beaucoup ce que dégagent le club et l’équipe au niveau de l’état d’esprit et de la combativité ; c’est important pour moi et je pense pouvoir rentrer dans le moule rapidement, c’est ce qui m’a incité à venir au club.

Comment es-tu arrivé au handball ? et plus particulièrement au poste de gardien ?
J’ai commencé très jeune à 5 ans, par ma famille, mes parents jouaient tous les 2 et mon frère, de 3 ans mon aîné, jouait également. Je suis arrivé très rapidement dans les gymnases et ça m’a vite plu.
Au départ, le poste de gardien ne me plaisait pas plus qu’un autre, mais c’est à ce poste que j’étais le meilleur ; c’est donc devenu une évidence pour tout le monde que je reste dans les buts.

Quelles sont les spécificités de ton poste ?
L’effort physique est différent, en tant que gardien nous avons vraiment besoin de travailler sur la concentration. C’est un poste important dans une équipe car dans un grand jour, le gardien peut faire la différence tout seul même si ce n’est pas évident et que ça n’arrive pas si souvent que cela. Ce qui m’a plu, ce sont les responsabilités que l’on peut avoir ; lorsque l’on fait de bonnes performances, cela peut être très vite grisant d’être un bon gardien et d’arriver à faire la différence, pas tout seul mais presque.

Après Sélestat, Chambéry et Montpellier, tu as découvert le championnat espagnol à Barcelone, que t’a apporté cette expérience ?
C’était court mais ça m’a apporté énormément. Je ne pensais pas que ce serait aussi enrichissant de découvrir une autre culture, une autre façon de penser, de jouer. Cela était comme une formation accélérée qui m’a permis de découvrir leur façon de s’entraîner, d’aborder les matches, de vivre ensemble, la relation entre l’entraîneur et les joueurs… C’est très différent par rapport à la France, mais très intéressant de voir une autre approche. J’ai trouvé des points qu’il fallait retenir et certaines clés de la réussite.

Quelles sont les différences entre le championnat espagnol et français ?
Le championnat espagnol a été un peu décimé pour faute de budget. Tous les meilleurs joueurs sont partis, donc Barcelone « se baladait » un peu dans le championnat. Mais en Espagne, « la philosophie » est : prendre du plaisir à jouer ensemble et les résultats viendront. L’approche de la compétition est complètement différente.

Quel regard portes-tu sur Cesson ?
Cesson a fait une saison exceptionnelle en battant des équipes très fortes comme Montpellier et Chambéry à l’extérieur. Ces dernières années, l’équipe a beaucoup progressé, elle joue très bien et fait partie des bons clubs français, ce qui est exceptionnel lorsque l’on connaît le budget et l’histoire de Cesson, qui est un jeune club en LNH. Le club a des joueurs de talent, qui auraient leur place dans de très bons clubs français comme Romain Briffe, qui affiche un niveau de jeu que j’ai trouvé impressionnant.
En plus de cet état d’esprit, il y a beaucoup de talent et beaucoup de potentiel. Je pense que l’équipe est capable de faire aussi bien l’année prochaine. Je ne peux être qu’admiratif du parcours et quand j’ai eu la possibilité de venir jouer ici, j’ai été très intéressé. Je suis très heureux d’être là et de faire partie de cette aventure.

Après avoir remporté les championnats de France et d'Espagne, la Coupe de France, la Coupe de la Ligue, quelles sont tes ambitions avec ton nouveau club ?
Je veux faire partie des cadres de l’équipe, avoir un rôle important, faire partie des tauliers qui font la différence. Je veux être le meilleur possible pour essayer de faire gagner les matches. Je vais continuer à avancer et à travailler pour mon club et me faire plaisir dans le jeu.