Interview de Sébastien Leriche

Publié le 21.10.2020

Comment toi et ton groupe vous sentez-vous ?
Personnellement, je vais plutôt bien et le groupe aussi. Je pense, au vu du contexte actuel, qu’il serait très maladroit et malvenu de se plaindre. La période que nous traversons est toujours aussi particulière et singulière. Nous sommes plutôt épargnés par ce virus pour le moment, j’espère que cela va durer. Néanmoins, nous sommes amenés à nous adapter en permanence et à repenser totalement notre métier et notre mode de fonctionnement.

Que penses-tu de la Lidl StarLigue, aujourd’hui considérée comme l'un des meilleurs championnats du monde ?
Pour être tout à fait honnête, je pense que la longue coupure a joué sur la qualité de jeu des équipes à la reprise. Nous avons assisté à beaucoup plus d’approximations et de pertes de balles, la majorité des équipes avait besoin de retrouver des repères et du rythme. C’est, en tout cas, le constat que j’ai porté pour avoir vu beaucoup de matchs. Malgré cela, notre championnat reste l’un des plus attractifs au niveau mondial. J’espère que la crise sanitaire ne va pas faire trop de dégâts sur les différentes économies des clubs et que nous allons rapidement réussir à relancer la machine.

Après cinq journées jouées, quel bilan en tires-tu ?
Le premier est que nous sommes capables de rivaliser avec nos adversaires, nous ne sommes pas à la rue. Mis à part sur le match du PSG, où nous sommes passés complètement à côté, notre niveau de jeu est cohérent : nous avons su mettre en difficulté Saint-Raphaël et Tremblay, gagner à Chartres et dominer une partie du temps Limoges avant de nous effondrer. Sur ces 4 rencontres, on a montré de belles choses dans le contenu sur 45 minutes, un peu moins à l’approche du fameux « money time ». Mathématiquement, j’aurais aimé avoir 1 ou 2 points de plus mais le bilan est tout de même satisfaisant. Il faut surtout chercher à évoluer pour tirer des leçons et ne pas reproduire les mêmes erreurs.

Quels sont vos axes de travail pour les semaines à venir ?
Individuellement, on travaille beaucoup sur notre profondeur de banc, notamment sur la base arrière.  On a des garçons que nous avons besoin de relancer en attaque, à l’image d’Allan Villeminot, Rudy Seri ou Sajad Esteki. On connaissait le contexte les concernant, ils travaillent dur et on va continuer à leur donner de plus en plus de temps de jeu s’ils le méritent. Une chose est certaine : on va avoir besoin de tout le monde.  
Collectivement, nous devons mieux gérer nos temps faibles. On doit gagner encore un peu plus en sérénité et en expérience sur les ballons importants. Je pense que nous avons encore une marge de progression, il faut continuer à travailler. 
Par contre, nous devons absolument conserver notre état d’esprit. C’est ce qui doit nous caractériser. A l’entrainement comme en compétition, je me dois d’être le garant de cela. Un joueur qui ne veut pas se battre et s’investir ne m’intéresse pas.
  
Un petit mot pour les partenaires et supporters du CRMHB ?
Tout comme nous, j’imagine qu’ils doivent être frustrés ! Car nous n’avons pas encore eu l’occasion de remplir cette Glaz Arena, qui ne demande que ça. Aussi, nous ne pouvons pas échanger avec eux après les matchs, restrictions sanitaires obligent. Pour autant, nous savons que nous sommes soutenus et nous les remercions pour cela ! Nous espérons que la situation va s’améliorer rapidement pour revivre et partager de belles émotions ensemble.