Rubens PIERRE : « C’est mon choix »

Publié le 29.07.2019

Agé de 20 ans, Rubens PIERRE forme la nouvelle paire de gardiens du CRMHB avec Robin CANTEGREL. Après trois ans passés à Montpellier, il avait envie d’un nouveau projet et de plus de temps de jeu. Il a donc pris la décision de rejoindre la Bretagne pour acquérir de l’expérience. Il s’est donné au jeu de l’interview pour le découvrir un peu plus. Rencontre. 

Comment le handball est entré dans ta vie ? 
Mon oncle était coach de la D2 à Cergy chez les filles et il m’a invité à voir un entraînement parce qu’à l’époque, je ne faisais pas beaucoup de sport. J’ai donc commencé le handball à l’âge de 12 ans. Après, tout s’est enchaîné très vite, j’ai participé aux sélections avec le comité puis avec les Ligues. Je suis également passé par le Pôle, c’est à ce moment-là que j’ai été appelé pour la première fois avec la sélection France. Ensuite, ce fut Montpellier où j’ai rencontré de grands joueurs. Là-bas, j’ai eu la chance de participer aux Final Four. 

Quels enseignements as-tu tiré de tes années à Montpellier ?
Avant d’arriver au MHB, le handball a toujours été simple. On me disait souvent que j’étais le meilleur de ma catégorie, que j’étais le plus grand, mais en arrivant dans un grand club comme le MHB, je suis tout de suite redescendu sur terre et je me suis rendu compte que j’avais encore beaucoup de travail à fournir. On t’en demande beaucoup mais tu apprends aussi énormément sur le jeu et sur toi-même. J’ai pu observer de grands gardiens et apprendre d’eux, c’est une vraie chance. 

Pourquoi avoir choisi Cesson dans ton choix d’évolution ? 
C’est mon choix. Je souhaite vraiment avoir plus de temps de jeu pour pouvoir grandir et gagner en expérience. Lorsqu’on est dans un grand club comme Montpellier, c’est difficile de faire d’avoir une vraie place de gardien. Je pense que le projet de Cesson est le meilleur pour moi et avoir un ancien gardien comme entraîneur, c’est un vrai plus. Je souhaitais également quitter le sud pour sortir un peu de ma zone de confort et me lancer dans le grand bain. 

Un mot sur tes sélections en équipes de France jeunes ?  
J’ai toujours dit que c’est un vrai plus, comme un bonus. Je suis sélectionné cela veut dire que j’ai bien travaillé. Vivre en groupe sur une longue période, avoir beaucoup de stress, c’est très formateur. On vit des moments forts lors de grosses compétitions, c’est très intéressant pour grandir. 

Comment es-tu devenu gardien ? 
Au début, je jouais sur le terrain car j’étais plus grand que les autres. Lors d’un match, le gardien titulaire s’est blessé et je suis donc allé dans les buts pour le remplacer. A force de travail, j’ai trouvé ma place. C’est un poste très dur car il faut toujours être très concentré et être décisif dans les moments difficiles. 

En dehors du handball, quel genre de garçon es-tu ? 
Je suis plutôt calme et très réservé au premier abord. J’observe dans un premier temps et après je me lâche un peu plus. J’aime bien rigoler mais je reste quelqu’un de posé. Je pense que mon défaut principal est que je suis un peu flemmard, mais j’ai une qualité :  je suis très ambitieux.