Sébastien Leriche : "La Glaz Arena doit devenir une salle où il est difficile de s’imposer."

Publié le 12.10.2021

Après 3 victoires sur 5 journées en Liqui Moly Starligue, les Irréductibles restent invaincus à la Glaz Arena en championnat ! L’occasion de faire le point avec l’entraîneur Cessonnais Sébastien Leriche. 

Sébastien, après 5 journées de championnat et avoir joué Nantes, le PSG et le MHB nous comptons 6 points et nous pointons à la 7ème place. Quel premier bilan tires-tu ?

Mathématiquement, le bilan est bien sur positif. En affrontant les 3 premières équipes du dernier championnat sur nos 5 premiers matchs, on aurait pu s’attendre à un bilan comptable inférieur. 

Dans le contenu, on alterne parfois le très bon et parfois le moins bien, que cela soit pendant nos matchs ou d’un match à l’autre. On doit réussir à gagner en régularité dans nos performances, que cela soit individuellement ou collectivement. 

Mais dans l’ensemble, je suis satisfait de ce qu’on produit et de ce que cette équipe dégage. 

L’équipe a réalisé 2 exploits à la Glaz Arena (face à Nantes et le MHB), quels ont été les ingrédients nécessaires ? 

Le combat ! sur ces deux victoires, on encaisse respectivement 27 et 21 buts, face à des équipes qui ont l’habitude d’en inscrire beaucoup plus. Nous avons été en place défensivement avec un bon Joze Baznik dans les buts. 

Nous sommes également parvenus à afficher de la maitrise sur ces deux rencontres: maitrise tactique, physique et émotionnelle.  

Avec ces deux victoires, nous avons envoyé un message à nos adversaires qui nous tenait à cœur : la Glaz Arena doit devenir une salle où il est difficile de s’imposer. 

L’équipe se déplace ce jeudi à Nancy, un match capital pour la suite du championnat. Quels seront les mots d’ordre pour ton équipe ? 

Être performant sur un « one-shot » ne suffit pas sur le haut niveau. Il faut qu’on apprenne à être régulier dans la performance, à remettre les compteurs à 0 après chaque victoire, sans oublier les ingrédients qui nous ont permis de gagner et qu’il faut remettre au quotidien. Là est la vraie difficulté du sport de haut niveau. Nous n’avons pas le temps de nous éterniser sur notre victoire face à Montpellier. Dès mercredi nous montons dans le train pour Nancy. 

On va tout faire pour récupérer au mieux et mettre à profit les deux entrainements avant le match de Nancy, et être précis dans l’analyse vidéo de notre adversaire. 

Après Nantes, nous n’avions pas abordé Saint Raphaël comme il le fallait. J’attends de voir comment nous allons nous comporter avant Nancy. Il faut avoir conscience qu’un match très difficile nous attend. 

Ton staff a été étoffé à l’intersaison, quels sont les effets ressentis sur le groupe ?

Le travail au quotidien se passe bien au sein de ce nouveau staff. Je pense que les joueurs sentent que nous sommes sur la même longueur d’ondes, et que nous faisons tout pour les mettre dans les meilleures conditions pour qu’ils performent. Leur travail de l’ombre est très important et fondamental pour l’équipe et l’entraîneur que je suis. On s’est véritablement professionnalisé dans nos contenus, dans notre approche, dans nos méthodes.  Je pense à tout le staff sportif mais également médical. 

Après un début de calendrier difficile, comment appréhendes tu la série de matchs qui arrive ? Face à des équipes qui semblent nous correspondre ? 

Je pense que le plus dur est devant nous ! Il ne faut pas s’endormir et se laisser bercer par les résultats actuels ! L’enjeu est de prendre conscience qu’il nous reste encore 23 matchs à disputer. Il va encore se passer beaucoup de choses. Profitons de la confiance que nous engrangeons actuellement pour envisager de prendre tous les points possibles, match après match. N’oublions surtout pas ce qui fait notre force. Restons humbles et sereins. 

On voit que ce championnat réserve son lot de surprise depuis le début. En tout cas, je peux vous dire que je regarde beaucoup de matchs et que les points vont être durs à prendre contre tout le monde. 

On devrait pouvoir réintégrer rapidement Marco Mengon et Rudolf Faluvegi, ce qui est une très bonne chose pour le groupe. 

Pour le reste, on ne va pas changer notre stratégie de départ ; à savoir que nous ne calculerons pas et notre champ de vision ne s’étendra pas plus loin que le match suivant.