Simon, vous revenez du Parnasse de Nîmes sans point. Même si vous êtes restés au contact toute la partie, vous n’êtes pas parvenus à inverser la tendance, en étant particulièrement diminués sur la base arrière. Quelle est ton analyse de ce match ?
"On sait qu’à Nîmes, c’est toujours costaud. L’intensité était là des deux côtés. À part la première mi-temps où on tombe un peu dans le piège de leur défense, je pense qu’on fait un très bon match, avec beaucoup d’acharnement. On n’a rien lâché malgré les absences, et ça montre quand même notre état d’esprit."
C’est un gros bloc de quatre matchs qui nous attend jusqu’à la mi-mars. Dijon, Aix, Chambéry, St Raphaël. Comment l’équipe aborde-t-elle ce bloc et quels sont les objectifs ? On imagine qu’à domicile, l’équipe est déterminée à rester le plus longtemps invaincue sur cette deuxième partie de saison...
"Comme toujours, on regarde match après match. Contre ces équipes, soit, on a déjà pris des points, soit, on n’était vraiment pas loin. Les matchs à domicile sont forcément bien cochés, parce qu’on veut rester solides chez nous. Mais on sait aussi qu’on est capables de faire des performances contre tout le monde. À nous de le prouver."
Samedi, ce sont les Dijonnais qui se présentent à la Glaz Arena. Un promu vaillant, une belle équipe qui se bat pour son maintien et qui a montré qu’elle ne lâcherait rien. À l’aller, nous avions dominé notre sujet, avant de perdre le fil en fin de match et de concéder un match nul frustrant. À quel type de match t’attends-tu ?
"Je m’attends à un match très engagé, avec beaucoup d’intensité. C’est une équipe qui joue libérée, avec des joueurs qui évoluent ensemble depuis un moment, donc ils ont des automatismes bien ancrés. À nous d’être très concentrés pour les contrer et ne pas les laisser installer leur jeu. On est dans une bonne dynamique et on joue à domicile, donc on a les armes pour imposer notre rythme. Il faudra rester constants sur 60 minutes, sans passage à vide, et se faire confiance jusqu’au bout."
Après avoir connu les Irréductibles, Sélestat puis Ivry, tu as fait le choix de découvrir le championnat danois la saison dernière. Qu’est-ce qui a motivé ce choix de revenir en France, et à Cesson où tu avais déjà évolué une saison ? Comment te sens-tu sur et en dehors du terrain chez les Irréductibles ?
"C’était un ensemble de choses. Cesson est un club qui a beaucoup évolué depuis mon premier passage : nouvelle salle, belles performances, de l’ambition... Et puis je suis devenu papa entre-temps, donc il y avait aussi l’envie de me rapprocher de la famille. Au début, j’étais un peu en phase d’adaptation avec tous ces changements dans ma vie, mais maintenant, je me sens vraiment bien. On a une bonne équipe, tout le monde s’entend bien, c’est agréable pour travailler au quotidien."
Tu occupes un rôle central dans notre défense, un secteur primordial dans l’identité du club, de l’équipe depuis des années… Ce rôle de patron défensif est une grande responsabilité, que tu prends avec beaucoup de détermination… Quel regard portes-tu sur le travail défensif effectué depuis le début de saison ?
"J’essaie surtout d’appliquer au mieux ce que le coach demande et d’embarquer tout le monde dans le projet, pour qu’on soit sur la même longueur d’onde. On a beaucoup travaillé dans ce secteur depuis le début de saison, et je trouve qu’on a enfin trouvé une base solide pour construire la suite. Patron ou pas, au final tout le monde est acteur. On ne s’en sortira que si on avance tous ensemble."
Samedi soir, c’est une très belle soirée pour le handball breton puisque les filles du SGRMH joueront en ouverture face à Nîmes en D2F. La Glaz sera pleine à craquer, avec une ambiance qui s’annonce bouillante. Un petit message pour nos supporters ?
"Nous avons tous pris énormément de plaisir lors de notre dernière victoire contre Toulouse, les supporters comme nous. J’espère que ce sera pareil samedi soir. Que tout le monde se lâche, sur le terrain comme en tribunes, pour offrir une grosse ambiance et une belle soirée à la Glaz. Parce qu’au final, on est tous acteurs du spectacle."
